L'oreille interne peut être affectée par des maladies d'origine différente, généralement mal comprises. Les dommages internes à l'oreille entraînent un déficit auditif et / ou d’équilibre, selon que le dommage est situé dans la cochlée et / ou dans le vestibule (ou labyrinthe).

 

Vestibulopathie Unilatérale Aigüe (AUV)

  • L’AUV, également appelée névrite vestibulaire, provoque un vertige aigüe sévère. Il s’agit d’une maladie orpheline ou rare (incidence annuelle de 3.5 à 15.5 pour 100,000 personnes) qui survient habituellement entre l’âge de 30 et 60 ans.
  • Les signes et symptômes clés sont l’apparition soudaine d’un vertige, un déséquilibre postural, des nausées/vomissements ainsi qu’un nystagmus battant vers le côté non atteint, un test pathologique d’impulsion de la tête et aucune preuve de dysfonctionnement vestibulaire ou oculaire central.
  • La cause de la VUA n’est pas claire mais pourrait être d’origine virale, traumatique, vasculaire, auto-immune ou infectieuse.
  • La VUA est diagnostiquée par un examen clinique, l’analyse des antécédents du patient et dans les cas les plus complexes des tests de laboratoire.

Surdité aigüe brusque (SSNHL)

  • SSNHL, également connue comme surdité subite, appartient au groupe de maladies rares qui affectent l’audition. La perte d’audition est rapide (instantanée ou en moins de 72 heures) et typiquement unilatérale. La perte est > à 30 décibels (ou une réduction de 100 de la perception du son) et souvent accompagnés d’acouphènes et de vertige ainsi qu’une augmentation significative du risque de chute.
  • SSNHL survient suite à l’atteinte ou la perte de cellules ciliées sensorielles (détecteurs sonores), de neurones sensoriels (conduisant des informations auditives au cerveau) ou leurs connexions.
  • Bien que la cause de la plupart des cas soit inconnue (idiopathique dans 71% des cas), d'autres causes sont possibles:
    • Maladies infectieuses (12,8%) ou otologiques (4,7%)
    • Traumatismes, y compris sonores (4,2%), les maladies vasculaires / hématologiques (2,8%), les cancers, (2,3%) ou autre (2,2%)

 

Ototoxicité et ototoxicité induite par le cisplatine

  • Certaines substances telles que les solvants, les aliments et les produits pharmaceutiques, sont toxiques pour l'oreille interne. Certaines thérapies pharmacologiques peuvent affecter les tissus cochléaires ou vestibulaires selon leur sensibilité. Lorsqu'ils sont administrés par voie orale, intraveineuse ou intramusculaire, les médicaments se propagent dans tout le corps et atteignent l'oreille interne, en entrant dans les compartiments liquidiens et les tissus vestibulaires et cochléaires. Les substances peuvent alors endommager les membranes et les composants intracellulaires des cellules ciliées. De tels dommages peuvent déclencher des vertiges, des acouphènes et des pertes d'audition pouvant progresser vers une surdité totale.
  • Un large éventail de médicaments peut causer ces dégâts, y compris:
    • Antibiotiques appartenant à la classe des aminoglycosides
    • L'aspirine et certains anti-inflammatoires non stéroïdiens
    • Médicaments anti- paludéens à base de quinine
    • Sels de platine, y compris le cisplatine, utilisé en chimiothérapie
  • Dans l’ototoxicité due au cisplatine, l’atteinte est généralement bilatérale et constitue un facteur limitant pour la chimiothérapie, nécessitant un ajustement de la dose et occasionnellement une modification du protocole de chimiothérapie.
  • Les agents à base de platine tels que le cisplatine, le carboplatine et l'oxaliplatine, seuls ou en combinaison, sont souvent utilisés pour traiter une grande variété de cancers. Cependant, l'ototoxicité entraînant une perte auditive et des acouphènes est l'un des effets indésirables les plus fréquents et est souvent grave.
  • Le cisplatine est utilisé dans 25% des chimiothérapies en première ligne de différents cancers. La perte auditive avec le cisplatine est observée chez plus de 30% des adultes et, à des degrés divers dans >70% des cas d’enfants traités. La perte auditive est également progressive avec chaque cycle de chimiothérapie successif et irréversible.

Acouphènes

Les patients souffrant d'acouphènes entendent des bruits subjectifs (c'est-à-dire des bruits non entendus par ceux qui les entourent), qui consistent en un bourdonnement ou un sifflement dans une ou les deux oreilles ou dans la tête, en l'absence de toute source sonore externe. Ces troubles peuvent être le symptôme de la maladie de Ménière, d’un neurinome ou d’une otosclérose, ou survenir suite à tout type de perte auditive.
Les facteurs prédisposant aux acouphènes incluent l'exposition au bruit, les antécédents de blessure à la tête, un barotraumatisme, les troubles vasculaires, l'anémie sévère ou encore les médicaments ototoxiques.
Les acouphènes affectent négativement 26% de la qualité de vie des patients en interférant avec leurs activités quotidiennes, telles que la lecture, le sommeil, la concentration sur des tâches complexes et l'interaction sociale. Les patients souffrant d'acouphènes ont également un risque plus élevé d'anxiété et de dépression.Patients with tinnitus hear subjective noises (i.e. noises not heard by those around them), which consist of buzzing or whistling in one or both ears or in the head, in the absence of any external sound source. These disturbances can be the symptom of Ménière’s disease, a neuronoma or otosclerosis, or they can follow any kind of hearing loss.

 

Vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB)

Le VPPB est l’une des causes les plus fréquentes de vertiges. Son apparition est soudaine et des crises récurrentes se répètent généralement ensuite pendant 3 semaines à 1 mois. La fréquence des attaques diminue ensuite. Le VPPB survient entre l’âge de 50 et 70 ans et surtout chez les femmes. Le VPPB est un bon exemple de dysfonctionnement paroxystique (alternance entre phases quiescentes et attaques sévères) de l’oreille interne.
Les patients souffrants de VPPB ont une impression d’inconfort après les attaques et craignent et ré-adopter la position qui a déclenché le problème. Ils peuvent également avoir une sensation d’instabilité ou de se sentir comme ivre.

 

Maladie de Ménière

La maladie de Ménière est une pathologie vestibulaire chronique décrite pour la première fois en 1861 par Prosper Ménière. Elle se caractérise par une récurrence et une imprévisibilité.
Les patients souffrent d'une combinaison de crises de vertige rotatoire de 20 minutes à 2-3 heures (même jusqu'à 6 heures chez certains patients), de perte auditive et d’acouphènes.
En Europe, 1 personne sur 5 000 est affectée. La maladie de Ménière est plus fréquemment rencontrée chez les femmes que les hommes, et survient généralement entre l’âge de entre 20 et 60 ans.

 

Migraine Vestibulaire

Les patients atteints de migraine peuvent avoir des crises récurrentes de vertige dont la durée et la gravité varient (de quelques secondes à 2-3 jours). Les crises de vertige peuvent se produire indépendamment de la migraine (jusqu'à 50% des cas).
La migraine vestibulaire s'est révélée chez 17% des patients atteints de migraine. C'est la deuxième cause de vertige chez les patients atteints de migraine, après VPPB.
L'âge moyen au diagnostic est d’environ 44 ans, et la migraine vestibulaire atteint plus souvent les femmes que les hommes.
L'origine physiopathologique des vertiges associés à la migraine n'est pas clairement établie et pourrait impliquer des structures centrales (cerveau) et périphériques (vestibulaires).
Les traitements actuels ne traitent que les symptômes et ne visent qu'à réduire l'intensité et la gravité des attaques aiguës.

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Essai clinique

Phase 2 SENS-111 – Vestibulopathie Unilatérale Aigüe

Pour plus d’information
Clinical Trial - Sens-111

Phase 1 SENS-401

Pour plus d’information
Clinical Trial - SENS-401

Pipeline

20171123 pipeline FR

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